Illustration de « L’écorchure » de Ana Maria Sandu

Marine Joatton a illustré le texte L’écorchure de l’écrivaine roumaine, Ana Maria Sandu. Ouvrage traduit du roumain par Fanny Chartres à paraître aux éditions du Chemin de fer, en mars 2010.

L'écorchure, ana maria sandu
L'écorchure, ana maria sandu

L’écorchure sera présenté au salon du livre, du 26 au 31 mars 2010, Paris – Porte de Versailles.

A propos de ce travail, les éditions du chemin de fer écrivent :

Les dessins de Marine Joatton sont insensés, en ce sens que l’objet premier n’est ni dans la figure, ni dans la volonté de montrer, mais bien plus dans la génération pure et simple de la forme. Un signe posé là en entraîne un autre, une tache tombée ici se développera pour devenir une bête, un organe, une ébauche végétale, racine, semence ou terminaison nerveuse. Cette prolifération alterne l’assurance du trait et l’hésitation de la ligne et crée une écriture fantasque d’où émerge un bestiaire intime mêlant innocence et déraison. Cette écriture plastique s’immisce avec bonheur dans les mots d’Ana Maria Sandu et y trouve un terreau poétique où croître, rebondir, questionner.

Cohabitation, Chapelle Saint-Mathieu, Morlaix

COHABITATION
carte blanche à la galerie Réjane Louin
du 3 avril au 2 mai / vernissage le samedi 3 avril à 12h

visuel cohabitation - moyens du bord
visuel cohabitation - moyens du bord

Claude Briand-Picard, Dominique De Beir, Marine Joatton, Maëlle Labussière, Patrice Pantin et Antoine Perrot.

Lieu : 32 bis rue Basse,Chapelle Saint-Mathieu, Morlaix

Philippe Dagen – Le monde – à propos de l’exposition « la contemplation de la Flaque »

Article publié dans Le monde daté du 12.09.09

Jusqu’à maintenant, Marine Joatton, 37 ans, avait presque exclusivement montré ses étranges dessins et pastels fourmillants, habités par des créatures hybrides et incomplètes agitées d’une vie impossible et visiblement dangereuse.

Elle expose aujourd’hui quelques grandes toiles, et la surprise est certaine : la construction est aussi claire, les formes aussi nettes qu’elles étaient insaisissables auparavant. Deuxième étonnement : cette simplification du dessin n’enlève rien de son étrangeté à sa création.

La relation entre l’espèce humaine et les autres mammifères est toujours aussi étroite et aussi énigmatique.

Dans un paysage réduit à un pré et un énorme rocher, un enfant chauve a des oreilles d’âne et un autre une auréole de saint et un corps de tigre des neiges. Ils ont l’air inquiet, peut-être à cause d’un renard géant. Un autre enfant semble se dédoubler en éléphant transparent.

Tout cela a un côté fable, mais fable déréglée, sans logique ni morale. Les toiles sont ainsi laissées à la libre interprétation du visiteur, fort décontenancé par tant d’évidence parfaitement incompréhensible.

Philippe Dagen