Connaissance des Arts – Octobre 2026

Extraits de l’article d’Élisabeth Védrenne :

« Son œuvre a tout pour nous dépayser. Ses personnages et animaux hybrides, réminiscences de fables ou de carnavals, se dérobent vite pour nous troubler. »

« Elle plonge à fond dans ses souvenirs, fait émerger ses saynètes de ses cauchemarsou de ses fantasmes oubliés. »

« Une sorte de psychanalyse picturale jubilatoire en temps réel »

SOIRÉE DE GALA POUR MARINE JOATTON Connaissance des Arts, octobre 2019 – Marie Maertens

Le titre de la première exposition de Marine Joatton chez Berthet-Aittouarès, « La vie est un gala », pourrait être trompeur… Car la cérémonie ne s’ouvrira pas sous le signe de l’élégance obséquieuse, mais dans l’exubérance de toiles construites par touches colorées (de 5000 € à 10000 €). L’artiste dit d’ailleurs qu’elle « part en peinture », après avoir beaucoup travaillé la sculpture, puis le dessin. Odile Aittouarès a été séduite « par son besoin vital, presque maladif de s’exprimer, à l’exemple des artistes d’antan », et la rapproche de l’automatisme et de la quête de l’in conscient d’un Henri Michaux, pour tisser un lien avec l’historique de la galerie. Marine Joatton combine vitalité d’expression et sobriété des sentiments, nous invitant dans un monde féerique et fictionnel, sans se dévoiler…

La vie est un gala. galerie Berthet-Aittouarès. l’œil octobre 2019

Avec sa première présentation solo à la Galerie Berthet-Aittouarès, la peintre Marine Joatton (née en 1972), au parcours des plus étonnants (diplômée à la fois de l’Institut d’études politiques de Paris et des Beaux-Arts de Paris), présente une trentaine d’œuvres majoritairement inédites, huiles sur toile et œuvres sur papier au crayon, au pastel et à la gouache, montrant des créatures hybrides qui apparaissent, ou disparaissent, sur des fonds chatoyants aux couleurs explosives. Pour cette artiste, la vie est une fête, il s’agit donc de la célébrer plastiquement. Les prix des œuvres sur papier se situent entre 1 200 et 2 400 euros et ceux des toiles, entre 4 500 et 8 500 euros.

La vie est un gala. galerie Berthet-Aittouarès

Beaux-Arts magazine, Octobre 2019. Stéphanie Pioda

On s’abandonne face aux toiles de Marine Joatton pour une plongée dans une peinture sans complexe ni préjugé. On se délecte en toute confiance, porté par le plaisir du rapport immédiat à l’oeuvre, pour laquelle tout discours semble superflu. Il s’agit d’une expérience où le ressenti et l’émotion dominent. Première exposition personnelle de l’artiste à la galerie Berthet-Aittouarès, «La vie est un gala» réunira 20 peintures où l’on croisera notamment un Prince et une Infante au chocolat. Un régal ! 

L’engagement poétique : 5 femmes. Article de Colin Cyvoct paru dans l’œil de janvier 2019

Saint-Louis (68)

Femmes peintre je vous aime

Fondation Fernet-Branca

Jusqu’au 10 février 2019

Voici une exposition dynamique et chaleureuse : cinq femmes, cinq sensibilités, cinq regards nous confrontent à des présences au monde profondément différentes. Les peintures de Marine Joatton s’affirment comme des énergies en deçà de toute évidence. « Je voudrais dépasser la réalité pour faire surgir une vérité que j’aimerai sublimer par une sorte de poésie » confie avec pudeur cette artiste née en 1972. Chacune de ses toiles apparait comme un étonnant précipité d’énergiques tensions formelles audacieusement colorées. Quand on les découvre pour la première fois on peut vraiment se demander d’où ça vient. Toujours quelque chose du « réel » – visages, fleurs, arbres, foule humaine – semble identifiable. Mais avec une telle impétuosité formelle que tous les repères convenus sont chamboulés. Chaque peinture s’affirme comme une fenêtre de liberté. Les quatre autres artistes ne semblent pas à ce point nous confronter à des présences parvenues d’une autre planète, mais toutes nous invitent à de stimulantes échappées belles au-delà des apparences ordinaires. Vanessa Fanuele (née en 1971), associant architecture et paysages imaginaires, construit ses espaces avec une sensibilité très contrôlée. L’univers onirique de Marie–Hélène Fabra (née en 1961), habité d’apparitions parfois spectrales, nous précipite au-delà du plafond de verre des normalités. Durs durs et cependant merveilleusement sensibles se révèlent les dessins en noir et blanc d’Haled Zahedi (née en 1982). Marie-Amélie Germain (née en 1966) porte une attention tendre et rigoureuse aux arbres, aux maisons et aux ciels.

Colin Cyvoct

« 5 femmes : l’engagement poétique. Marie-Hélène FABRA, Vanessa FANUELE, Marie-Amélie Germain, Marine JOATTON, Haleh ZAHEDI », Fondation Fernet-Branca, 2 rue du Ballon, Saint-Louis (68), www.fondationfernet-branca.com

Parution d’un portrait dans l’Œil par Colin Cyvoct

Face aux dessins, peintures et sculptures de Marine Joatton, il est bien difficile de savoir sur quel pied danser. Que sont, ou qui sont, ces silhouettes, présences aussi affirmées qu’improbables, jaillissements de vie animale et humaine singulièrement entre mêlée ? Antoine de Galbert, fondateur et président de La Maison Rouge, découvrant son travail dans son atelier parisien, lui disait en 2005 : « Vous avez le choix, vous pouvez poursuivre vos recherches soit du côté de l’Art brut soit du côté de l’art contemporain ». « Je n’ai rien répondu à l’époque, j’étais un peu perdu », se souvient Marine Joatton, qui poursuit : « Je ne fais pas de l’Art brut, que j’aime beaucoup. J’espère qu’il y a des qualités de mon travail qui peuvent se retrouver dans l’Art brut.» Clairement, elle débusque, combat et brise avec bonheur les opacités et les chaînes des conventions du regard. Diplômée de Science Po Paris à 20 ans, elle s’envole pour l’Ecosse, y enseigne le Français à l’Université de Saint-Andrews, et dessine, dessine beaucoup, dessine tant qu’elle décide de suivre un cursus de sculpture à l’université de Dundee. Puis elle revient en France pour intégrer les Beaux- Arts de Paris. Depuis, toutes ses journées sont consacrées à ses recherches terriblement libres, radicalement éloignées de toute censure de la raison raisonnante. Ces derniers mois, Marine Joatton  peint des grands portraits à l’acrylique sur papier. « J’aime peindre les têtes, les têtes qui ne se regardent pas. Je travaille beaucoup la présence de la peau, du pelage. J’aime qu’il y ait de la chair, une vraie présence de la matière picturale.»

Colin Cyvoct

 

1972 Naissance à Paris

1995 Entre au Duncan of Jordanstone College of Art de Dundee, Ecosse

2001 Diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris

2013 Résidence en Corée du sud, exposition personnelle Galerie 604, Busan, Corée du sud.

2014 Résidence au Domaine de Kerguéhennec, Bignan (56)

2016-2017 Exposition personnelle au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint Etienne(42)

2017 

Expose à Drawing Now, galerie Réjane Louin, Carreau du Temple, Paris 3ème

Du 21 mars au 1er avril : expose au Petit cabinet de dessins contemporains, Bernard Vidal-Nathalie Bertoux Art contemporain, 65 rue de Turenne, Paris 3ème