Mise à jour du site
Le site de Marine Joatton a été mis à jour : voir sa dernière série de dessins (1m50 X1m15).
Philippe Dagen – Le monde – à propos de l’exposition « la contemplation de la Flaque »
Article publié dans Le monde daté du 12.09.09
Jusqu’à maintenant, Marine Joatton, 37 ans, avait presque exclusivement montré ses étranges dessins et pastels fourmillants, habités par des créatures hybrides et incomplètes agitées d’une vie impossible et visiblement dangereuse.
Elle expose aujourd’hui quelques grandes toiles, et la surprise est certaine : la construction est aussi claire, les formes aussi nettes qu’elles étaient insaisissables auparavant. Deuxième étonnement : cette simplification du dessin n’enlève rien de son étrangeté à sa création.
La relation entre l’espèce humaine et les autres mammifères est toujours aussi étroite et aussi énigmatique.
Dans un paysage réduit à un pré et un énorme rocher, un enfant chauve a des oreilles d’âne et un autre une auréole de saint et un corps de tigre des neiges. Ils ont l’air inquiet, peut-être à cause d’un renard géant. Un autre enfant semble se dédoubler en éléphant transparent.
Tout cela a un côté fable, mais fable déréglée, sans logique ni morale. Les toiles sont ainsi laissées à la libre interprétation du visiteur, fort décontenancé par tant d’évidence parfaitement incompréhensible.
Philippe Dagen
La contemplation de la flaque, galerie Eric Dupont

sans titre, 2008, huile sur toile, 200 X 250 cm
Galerie Eric Dupont
13, rue Chapon 75003 Paris
www.ericdupont.com
Vernissage le 5 septembre à partir de 15 heures
Lire aussi, le texte de François Durif à l’occasion de l’exposition de Marine Joatton
A propos de l’exposition « la contemplation de la flaque »
A un moment donné, il faut inciser, ouvrir, écarter les chairs.
A un moment donné, il faut cadrer, définir le champ opératoire.
A un moment donné, il faut y aller, se déplacer, s’approcher.
Au premier accident, j’y suis, je suis tout entier dans ce que je fais, je suis dedans, je ne cherche pas à cerner, je laisse rigoler la couleur, dégringoler l’édifice, s’affaisser ce qui prenait forme. Je ne sais plus ce que je fais, mais j’y vais, je n’arrête pas, la colère gronde, l’image se dresse devant moi, d’autant plus si ce qui vient agace.
Il y a un sale moment à passer, avant que ça jubile à nouveau. A tout moment, je le sais, ça peut foutre le camp, la bataille n’est pas gagnée, ça mange toute la surface. C’est alors le moment de se frayer un chemin, le moment précis où il me faut saisir l’éclaircie, la trouée.
Tout un monde dans la flaque, tout un monde qui s’organise et se ramifie. Tout d’un coup, ça silhouette, ça se découpe, ça se débine dans l’indistinct. Je reconnais des morceaux, je reconnais des moments. C’est tout cela qu’il faut remonter à la surface, je vais en perdre en route, pas de temps à perdre.
Un espace en mange un autre, une figure en gobe une autre. Restent un bras, une jambe, un œil, une croupe, un bris, une barbe, une ribambelle de marmots en lambeaux. Une tête en efface une autre. Une tête, autant dire une béance, une butée, ça y est, j’ai bu la tasse, j’ai bu la tête. Les joues mangées, les bords sont tout rognés.
Avant que l’espace ne se referme et n’engloutisse toutes ces figures, toutes ces bestioles, il faut s’arrêter, laisser sécher.
Bataille livrée, fantômes délivrés, la toile est roulée, la toile est tendue sur châssis, la toile est retournée contre le mur, la toile sort de l’atelier.
François Durif
Texte écrit au sortir de l’atelier de Marine Joatton le 20 mai 2009
« Die welt » au sujet des bêtes de Marine Joatton
(…) Oui, parce qu’ en dépit de tout le discours ambiant sur la crise et du tropisme récessif Viennois, quelques pièces sont passées des cimaises aux murs des salons. Ou bien à tout endroit où le collectionneur trouve à caser ses proies. De fait, on est fondé à parler de proies, puisque la foire proposait un certain nombre de chimères – de Deborah Sengl, Marine Joatton (…) en rayon. Les créatures fantastiques sont dans l’air du temps. Constituent-elles une tentative de matérialiser la constante et toujours croissante angoisse face à l’énigme du réel ?
Extrait de « Parade der Jungen Kunst in Wien » (PDF)
par GERHARD CHARLES RUMP 16. Mai 2009
Traduit par Eléonore Espargilière
Ciao Bella ! La générale en manufacture – Sèvres
15-18 juin 2009
Marine Joatton participe à l’exposition collective « Ciao Bella ! » à la Générale en manufacture, 6, grande rue à Sèvres.
Avec Gwladys De Coster, Dominique Forest, Marine Joatton, Stéphanie Lefebvre, Marc Moret, Caroline Pradal, Jean Recoura.
Ligne à ligne, Jakarta
05 mai 2009 – 16 mai 2009
Dans le cadre du Printemps français en Asie, Marine Joatton participe à l’exposition Ligne à ligne au musée national de Jakarta (Indonésie) .

L’exposition réunit les travaux de Clément BAGOT Arnaud BEHAR Sabine BOQUIER Aliki BRAINE Laurence CATHALA Isabelle CORNARO Baptiste DEBOMBOURG Anne DEGUELLE Rodolphe DELAUNAY Mounir ELALOUSSI Nathalie ELEMENTO Marine JOATTON Elanit LEDER Guillaume LINARD-OSORIO Marko MAETAMM Dan MU Olivier NOTTELET Françoise PETROVITCH Charlotte PUERTAS Keyin QU Shanta RAO Julien ROUX Jean-Jacques RULLIER Lionel SABATTE Sammy STEIN Jeanne SUSPLUGAS Claire TROTIGNON Adrien VESCOVI Brigitte ZIEGER Annabela TOURNON
Vienna Fair 2009
7 -10 mai 2009
Marine Joatton est représentée par la Galerie Eric Dupont à la foire d’art contemporain de Vienne (Autriche), Vienna Fair






